Adho Mukha Shvanasana

Adho Mukha Shvanasana peut être traduite par « Posture du chien tête en bas ». Pour entrer dans celle-ci, on peut partir de la posture Uttanâsana, tête et colonne enroulées vers la terre sur jambes allongées. On avance les mains au sol en conservant les bras et les jambes allongées jusqu’à former un V inversé. On conserve les talons et les doigts des mains ancrés dans le sol.

Dans cette Asana, on se sent comme un chien dont on apprend à dompter les instincts obscurs et l’égo non par la force, mais par la confiance. Le dieu-même du Yoga, Shiva, est parfois représenté sous la forme terrible de Bhairava, dansant sur un chien. Le chien se soumet de plein gré et pour son bien dans cet apprivoisement.

Tadasana

Tadasana peut être traduite par « Posture de la montagne ». Pour entrer dans celle-ci, il convient de se maintenir érigé, stable, impassible. On allonge les jambes, puis la taille en reculant le nombril, enfin la nuque. On visualise les espaces créés entre chaque étage de la colonne vertébrale. On respire profondément.

On sent son corps comme une montagne dressée. Celles en Inde sont des lieux sacrés: on s’y rend de loin en pèlerinage. Dans le Yoga, la montagne est toujours un symbole du mythique mont Méru, dont le sommet se perdrait dans l’immensité du ciel, et les racines s’enfonceraient au plus profond de la terre. Il s’agirait même du centre de l’univers mystique de l’hindouisme.

On sent l’axe de sa colonne vertébrale comme le mont Méru, à la fois s’élancer très haut dans le ciel et s’enraciner loin dans la terre. La posture de la montagne amène constance, voilà pourquoi on la choisit pour commencer la séance.

Les Yoga Stories

« S’initier à l’art du Yoga et à sa mythologie ».

Pratique millénaire enseignée depuis l’antiquité, le Yoga désigne avant tout une volonté de réunir diverses instances comme le corps, le coeur ou encore l’esprit de l’être humain. Le mot « Yoga » présente des racines étymologiques empruntées à une langue ancienne (le sanskrit védique), le mot « jug » signifiant relier, joindre, unir.

Le Yoga forme un art, une science, une philosophie cherchant à accorder les différentes parties de l’être. La tradition s’ancre notamment à travers les séries d’Asanas, des postures physiques maintenues dans le temps et parcourant les étapes de l’évolution humaine. De Tadasana – une Asana désignant la montagne -, à Padmasna – une Asana avec un nom végétal comme le lotus -, en passant par Paschimottanasana – une Asana avec un nom d’élément -, on propose de tisser pour chaque Asana un lien l’unissant aux aspects de la mythologie hindoue. A travers ces pages, vous êtes invités à découvrir les plus grands écrits de la littérature associés au Yoga, ainsi que les pensées des plus grands gurus de l’histoire du Yoga.

 » Que la lumière du Yoga illumine la voie de la transformation intérieure. »

Uttanâsana

Uttanâsana peut-être traduite par « Posture de la cygogne ». On peut enchaîner l’Asana directement après celle de Tadasana. On commence par enrouler le poids de la tête vers le bas et on entraîne peu à peu le reste du dos. On pense à conserver les jambes allongées ainsi que la nuque décontractée. Dans cette posture, le lâcher-prise physique et mental est recherché.

On visualise une cascade et on pense à l’eau apparente coulant à l’arrière du corps, calme et présente. Cette cascade n’est pas sans rappeler les célèbres chutes de Brahmaputra, dans une région éloignée du Tibet. Derrière ces chutes se trouveraient le paradis terrestre, le Shangri-la. L’Asana invite au lâcher-prise, à l’humilité envers la terre qui nous soutient. Elle convient pour apaiser les états de tension nerveuse en début de séance.